Au moment ou Malika s'apprête à poursuivre son récit la porte s'ouvre et ...C'est Jeanne qui revient, elle a bien les yeux rougis mais elle leur dit qu'elle aussi a le droit d'entendre le récit de Malika. Si cette dernière marque un temps d'arrêt personne ne la pousse à s'expliquer, chacune retient son souffle.
Puis Malika raconte:
Nous sommes à présent dans le bureau qui est face au cabinet médical du Docteur, nous le nommerons Claude, il pianote sur sa table tout en attendant ma fille qui répond à des questions concernant son état de santé. Par moment il me regarde moi sa mère d'un oeil un peu bizarre mais je n'y prête nullement attention plus absorbé par le fait que ma fille soit admis chez cet imminent médecin, les places sont tellement rares, mais j'ai eu de la chance.
Enfin voici ma fille son dossier sous le bras prise de sang et tout ce qu'il lui était demandé sont remis à Mr le Docteur Claude ponte parmi les pontes dans sa clinique. Il parcourt le dossier de ma fille long comme un jour sans fin et lève les yeux, la regarde et lui dut ceci:
" Vous pensez tout de même pas que je vais faire des miracles vous concernant, au vu de votre dossier vous ne faîtes aucun effort, si vous êtes grosse c'est que vous le voulez bien, il suffit de voir votre mère pour se dire que dans 20ans vous serez comme elle en surcharge pondérale.
Dans la salle d'attente du Docteur Claude il y a un silence assourdissant, même Jeanne n'en croit pas ses oreilles et pourtant au vu du récit de Malika c'est bien ainsi que cela c'est passé. Mais si il n'y avait pas eu de suites à ces propos cela aurai pu aller mais hélas, la fille de Malika ce jour là non seulement était en pleurs mais depuis elle est anorexique et gravement malade; et Malika avoue n'avoir jamais osé pu en parler avec le médecin, et aujourd'hui elle est là pour sa troisième fille et ne sait pas comment cela va se passer.
Personne ne sait ce qui s'est passé mais une fois son récit finit, Jeanne se lève et demande à la secrétaire la raison de l'absence du médecin, la secrétaire lui dit qu'il est en train de prendre une petite collation, car ayant des visites jusqu'à tard le soir et ayant pris du retard il ne fermera pas son cabinet aujourd'hui pendant la pause déjeuner.
Jeanne se dirige vers le bureau du mandarin , frappe discrètement et entre, de son pieds elle laisse entrebâillée la porte et apostrophe vertement le ponte attablé et en train de boire du vin.
- Avant que vous me disiez de retourner attendre que vous m'appeler je me permet de vous dire que malgré votre beauté à couper le souffle vous avez une écorce qui englobe votre coeur, je viens d'apprendre que toute personne ne rentrant pas dans le barème de poids que vous vous êtes fixés est une femme qui ne veut pas faire d'effort.Ce n'est ni la première fois que j'entends cela mais au moins la troisième, alors regardez moi bien, je suis obèse et si je viens vous voir ce n'est pas pour me faire insulter car croyez moi chaque personne mérite le respect et les malades sûrement encore plus.Si vous n'aimez pas les gros allez faire un autre travail.
Savez vous les dégâts que vous occasionner sur les malades qui sont venus vous voir en toute confiance, je pense que personne ne vous l'a dit , alors moi je vais le faire. La fille de Madame M est sous antidépresseur depuis sa visite chez vous, la fille de Monsieur et Mme O a fait plusieurs tentatives de suicide, quand à la fille de Mme Malika ici présente elle est devenue anorexique comme cela elle devrait rentrer dans votre barème. Avec ce genre de propos je vais vous dire à quoi vous me faîtes penser, à un être vil et sans âme, un rustre comme l'on vous nomme. Si pour exercer votre métier vous devez en passer par là il y a sûrement l'art et la manière de le dire, je pense que vous n'êtes pas diplomate, vous avez beau être un grand ponte vous êtes mal élevé et vous ne connaissez rien à la femme.
Après ce discours fort étonnant dans la bouche de cette jeune femme qui semblait si fragile, tout le monde entends bien distinctement un fou rire. C'est la secrétaire qui ne peut cacher son hilarité pas à cause des propos tenus car fort émouvant mais au vu de la tête de son patron. Celui ci est debout , la bouche pleine, il ne peut avaler quoi que ce soit tant il est mal à l'aise.De plus la salle d'attente est pleine à craquer et tout le monde a entendu les propos tenus à son égard.
Jeanne avant de sortir lui dit:
- Monsieur si c'est votre beauté qui vous fait tenir des propos aussi abjects , sachez qu'il n'y a pas si longtemps on déportait les gens parce qu'ils ne rentraient pas dans un certain moule, aussi je demanderais a votre secrétaire un rendez vous chez un de vos confrères, cela m'évitera de voir votre insolente beauté.
Et elle sort la tête haute. Dans la salle d'attente il y a un tonnerre d'applaudissement. Jeanne s'assoit et craque. Elle pleure mais elle se sent vraiment soulager.
Depuis sa sortie du cabinet médical il n'y a plus aucun bruit. La secrétaire a repris son travail et seules ses épaules sont secouées par le rire, mais elle ne doit rien laisser paraître car Monsieur Claude demande qui est la suivante, c'est le tour de Jeanne. Ils échangent un regard et
A Suivre
Un petit mot de votre coeur - Voir les 7 Mots de vos coeurs






Vos coups de coeur