Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 00:27

 

 

Au moment ou Malika s'apprête à poursuivre son récit la porte s'ouvre et ...C'est Jeanne qui revient, elle a bien les yeux rougis mais elle leur dit qu'elle aussi a le droit d'entendre le récit de Malika. Si cette dernière marque un temps d'arrêt personne ne la pousse à s'expliquer, chacune retient son souffle.

Puis Malika raconte:

 

Nous sommes à présent dans le bureau qui est face au cabinet médical du Docteur, nous le nommerons Claude, il pianote sur sa table tout en attendant ma fille qui répond à des questions concernant son état de santé. Par moment il me regarde moi sa mère d'un oeil un peu bizarre mais je n'y prête nullement attention plus absorbé par le fait que ma fille soit admis chez cet imminent médecin, les places sont tellement rares, mais j'ai eu de la chance.

Enfin voici ma fille son dossier sous le bras prise de sang et tout ce qu'il lui était demandé sont remis à Mr le Docteur Claude ponte parmi les pontes dans sa clinique. Il parcourt le dossier de ma fille long comme un jour sans fin et lève les yeux, la regarde et lui dut ceci:

" Vous pensez tout de même pas que je vais faire des miracles vous concernant, au vu de votre dossier vous ne faîtes aucun effort, si vous êtes grosse c'est que vous le voulez bien, il suffit de voir votre mère pour se dire que dans 20ans vous serez comme elle en surcharge pondérale. 

Dans la salle d'attente du Docteur Claude il y a un silence assourdissant, même Jeanne n'en croit pas ses oreilles et pourtant au vu du récit de Malika c'est bien ainsi que cela c'est passé. Mais si il n'y avait pas eu de suites à ces propos cela aurai pu aller mais hélas, la fille de Malika ce jour là non seulement était en pleurs mais depuis elle est anorexique et gravement malade; et Malika avoue n'avoir jamais osé pu en parler avec le médecin, et aujourd'hui elle est là pour sa troisième fille et ne sait pas comment cela va se passer.

 

Personne ne sait ce qui s'est passé mais une fois son récit finit, Jeanne se lève et demande à la secrétaire la raison de l'absence du médecin, la secrétaire lui dit qu'il est en train de prendre une petite collation, car ayant des visites jusqu'à tard le soir et ayant pris du retard il ne fermera pas son cabinet aujourd'hui pendant la pause déjeuner. 

Jeanne se dirige vers le bureau du mandarin , frappe discrètement et entre, de son pieds elle laisse entrebâillée la porte et apostrophe vertement le ponte attablé et en train de boire du vin.

- Avant que vous me disiez de retourner attendre que vous m'appeler je me permet de vous dire que malgré votre beauté à couper le souffle vous avez une écorce qui englobe votre coeur, je viens d'apprendre que toute personne ne rentrant pas dans le barème de poids que vous vous êtes fixés est une femme qui ne veut pas faire d'effort.Ce n'est ni la première fois que j'entends cela mais au moins la troisième, alors regardez moi bien, je suis obèse et si je viens vous voir ce n'est pas pour me faire insulter car croyez moi chaque personne mérite le respect et les malades sûrement encore plus.Si vous n'aimez pas les gros allez faire un autre travail. 

Savez vous les dégâts que vous occasionner sur les malades qui sont venus vous voir  en toute confiance, je pense que personne ne vous l'a dit , alors moi je vais le faire. La fille de Madame M est sous antidépresseur depuis sa visite chez vous, la fille de Monsieur et Mme O a fait plusieurs tentatives de suicide, quand à la fille de Mme Malika ici présente elle est devenue anorexique comme cela elle devrait rentrer dans votre barème. Avec ce genre de propos je vais vous dire à quoi vous me faîtes penser, à un être vil et sans âme, un rustre comme l'on vous nomme. Si pour exercer votre métier vous devez en passer par là il y a sûrement l'art et la manière de le dire, je pense que vous n'êtes pas diplomate, vous avez beau être un grand ponte vous êtes mal élevé et vous ne connaissez rien à la femme.

 

Après ce discours fort étonnant dans la bouche de cette jeune femme qui semblait si fragile, tout le monde entends bien distinctement un fou rire. C'est la secrétaire qui ne peut cacher son hilarité pas à cause des propos tenus car fort émouvant mais au vu de la tête de son patron. Celui ci est debout , la bouche pleine, il ne peut avaler quoi que ce soit tant il est mal à l'aise.De plus la salle d'attente est pleine à craquer et tout le monde a entendu les propos tenus à son égard.

Jeanne avant de sortir lui dit:

- Monsieur si c'est votre beauté qui vous fait tenir des propos aussi abjects , sachez qu'il n'y a pas si longtemps on déportait les gens parce qu'ils ne rentraient pas dans un certain moule, aussi je demanderais a votre secrétaire un rendez vous chez un de vos confrères, cela m'évitera de voir votre insolente beauté.

Et elle sort la tête haute. Dans la salle d'attente il y a un tonnerre d'applaudissement. Jeanne s'assoit et craque. Elle pleure mais elle se sent vraiment soulager.

 

Depuis sa sortie du cabinet médical il n'y a plus aucun bruit. La secrétaire a repris son travail et seules ses épaules sont secouées par le rire, mais elle ne doit rien laisser paraître car Monsieur  Claude demande qui est la suivante, c'est le tour de Jeanne. Ils échangent un regard et

 

 

A Suivre

Par Evajoe - Publié dans : Mes ironies - Communauté : Les plumes de timilo
Un petit mot de votre coeur - Voir les 7 Mots de vos coeurs
Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 17:33

 

 

Dans la salle d'attente de la clinique les Myosotis il y a en cette après midi de septembre pas loin de 9 patientes qui devisent tranquillement ou lisent des magasines.Deux d'entre elles papotent et piquent des fous rires. Lorsque la porte s'ouvre, Jeanne entre, nul ne la connaît. Toutes sont des habituées, mais cette dernière est inconnue.Du reste, Jeanne sentant les regards fixés sur elle commence à éprouver une gêne.

Elle s'assoit et sort un livre de son sac et les conversations reprennent comme si le tic tac de l'après midi ne se souciait plus de la nouvelle venue. Liliane et Rose en riant interpellent Jeanne. Alors lui disent elles:

- Vous êtes venu voir le bel homme.

Jeanne interloquée ne sait que dire.

- Qui est beau murmure t elle?

Les deux péronnelles éclatent de rire et ajoutent:

-  Vous n'êtes pas à la clinique des myosotis en vue de subir une liposuccion ou autres choses?

Jeanne sans se démonter les remet  à leur place en leur disant:

Il n'y a pas que les perruches qui ont besoin de conseils avisés et tout le monde ne se fait pas refaire les seins.

Les dîtes perruches se taisent sous l'affront et ne pipent mot jusqu'à l'arrivée de la secrétaire appelant l'une d'elle.

Liliane se retrouvant seule s'excuse auprès de Jeanne de leurs propos déplacés et veut la mettre en garde. Mais Jeanne assez en colère ne l'entends pas ainsi.

- Au vu de vos propos de tout à l'heure qu'avez vous de si important à me dire 

 

Liliane se trouve rapidement en position de retrait devant le regard furibond de cette jeune femme. Et se confond une nouvelle fois en excuse. Mais à l'autre bout de la salle d'attente, une femme d'un certain âge qui jusqu'à présent est restée silencieuse intervient à son tour et lui tint ces paroles:

 

'Ce que n'ose vous dire cette dame , moi je vais vous le dire. Je ne porte aucun jugement sur vous mais je préfère vous avertir , notre grand ponte est certes un excellent médecin mais hélas il a des a priori et le plus important c'est qu'il n'a pas sa langue dans sa poche, aussi il vaut mieux que vous soyez avertis de ses manières de...

Elle cherche le mot le plus approprié et ne le trouvant pas lui lance,

- De rustre. 

A ces mots, Jeanne  a pâlie et se demande bien à quelle sauce le grand médecin va la manger. Ce qu'elle entend va la bouleverser au plus haut point. Est il pensable que ce médecin dont elle a entendu parlé comme d'un homme sympathique soit le rustre que l'on vient de lui décrire. Que faire pense t elle, elle se tord les mains, balbutie des mots sans suite et brutalement tourne les talons et s'enfuie.

 

Les femmes présentes dans la salle d'attente sont stupéfaites de la tournure des évènements, l'une d'entre elle apostrophe la femme âgée en lui disant:

- A votre place je ne serai pas fière, qu'aviez vous besoin de lui dire ceci et comment le savez vous, pour ma part je le trouve fort compétent et jamais un mot de plus que les autres.Vous avez du inventer ce que vous venez de dire.

- Je suis désolée que cette dame est réagie de cette manière mais ce que je viens de lui révéler je le sais car il y a une dizaine d'années ce sont les propos que m'a tenu ce "mandarin".

Un oh consterné se fait entendre et après un long moment de silence ou chacun digère les propos entendus Malika c'est son nom va raconter une histoire incroyable.

Cela se passait il y a une dizaine d'année à l'Hôpital de "Trifouillis les oies", j'accompagnais ma fille pour une visite chez un jeune endocrinologue lorsque surgit dans la salle d'attente pleine un homme d'une beauté à vous couper le souffle. Ma fille fut de suite subjugué par ce beau médecin, sans savoir que dans les minutes qui allaient suivre elle serai anéantie. A ce moment là, la secrétaire nous appelle et nous voilà partis pour la consultation la plus pénible de ma vie, Dix ans après je m'en souviens encore et c'est la raison pour laquelle j'ai voulu avertir cette jeune femme. Pas pour lui ôter ses illusions mais pour qu'elle soit préparé au choc.

 

 

A suivre

Par Evajoe - Publié dans : Imaginaire - Communauté : Les plumes de timilo
Un petit mot de votre coeur - Voir les 10 Mots de vos coeurs
Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 00:23

 

C'est par un soir de cafard

que j'ai viré ma muse

je sais j'en abuse

la voici dans mon placard

 

En suis-je heureuse

de ne plus la côtoyer

vais je m'en soucier

je la sais aventureuse.

 

Elle me fait des infidélités

à s'égarer chez les autres

est ce la mienne ou la votre

évitons de l'ébruiter.

 

Elle a réussit à s'échapper

je viens d'entendre son rire

grâce à elle je viens écrire

car elle a encore frappé.

 

Par Evajoe - Publié dans : Mes ironies - Communauté : Aux amoureux des mots sans maux
Un petit mot de votre coeur - Voir les 14 Mots de vos coeurs
Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 23:53

 

 

Et puis il y avait toi, perdue au milieu de l’océan

Sur une frêle embarcation ballottée par la mer

Cherchant de ton regard brouillé de larmes amères

La terre tant promise mais hérissée de gouffres béants

 

Une rencontre fortuite hier sur un océan de mots

Une décision prise à la hâte pour une vie sans retour

Tu as la promesse des nouveaux jours 

mais il faut franchir toute cette eau.

 

Il vit au delà de la mer sur un piton dressé

Une maison au milieu de nulle part

Mais un havre de paix pour toi la déracinée.

 

Bientôt tu seras sur une terre inconnue

mais auprès de ton bien aimé

tu sais que tu es la bienvenue.

Par Evajoe - Publié dans : Mes cris - Communauté : La Bille ou l'encrier
Un petit mot de votre coeur - Voir les 18 Mots de vos coeurs
Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 22:54

 

Pour tous ceux qui vivent avec  cette maladie et pour ceux qui les accompagnent.

 

 

 

Doucement sa main se pose

touchant le tissus

vraiment elle n'ose

elle ne peut être déçue.

 

Tout son corps s'agite

en soubresaut indélicat

va il faut faire vite

et soulever le taffetas.

 

Voilà son bel ouvrage

mais elle se sent étrangère

pourtant elle en a eu du courage

mais aujourd'hui tout est à refaire.

 

Broder restera un souvenir

aujourd'hui elle ne peut plus

tirer l'aiguille, elle doit en finir

il n'y aura plus de sous entendu.

 

La maladie l'a terrassée

ses mains sont agitées

elle en est fort agacée

au revoir sa volonté.

 

 

 

 

 

Par Evajoe - Publié dans : Mes cris - Communauté : Les plumes de timilo
Un petit mot de votre coeur - Voir les 12 Mots de vos coeurs

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