Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 14:15

Lorsque Nathalie avait vu le regard insistant que lui jetait Paul dont elle ignorait encore le prénom, elle n'avait eu qu'une idée se sauver, disparaître, se noyer dans la foule, mais inexorablement ses pas l'avaient conduit vers ce parc proche du château de Vincennes, et elle avait d'abord entendu un bruit de pas derrière elle. puis brutalement c'était trouvé plaqué au sol avec aucune possibilité de bouger. Le corps de cet homme n’était pas si lourd mais il savait la maintenir au sol. Dans sa tête était passé à toute vitesse toutes les raisons qu'il avait poussé à fuir sa marâtre. Le jeu en valait-il la chandelle, car maintenant , qui sait? Peut-être et même surement cet homme allait la tuer. Et avant elle serai surement violer. Nathalie ne put retenir ses sanglots, si elle n'avait pas pu crier, maintenant elle pleurait.

 

Paul quant à lui après l'avoir plaqué au sol pensait surtout  à l'argent qu'il allait lui piquer, mais quand elle se mit à pleurer au lieu de crier il fut un tantinet déstabilisé. Cette nana pleurait. Il en était abasourdi et de ce fait il desserra son étreinte et la belle demoiselle en profita immédiatement.

Nathalie sentant un léger relâchement de cet homme et arrive , à rouler sur le dos et à lui faire face. Paul aperçoit un visage chiffonné, brouillé de larmes et de mascara et voit une enfant au lieu de la femme qu'il entrevoyait. Lui qui a fugué depuis maintenant deux ans n'en croit pas ses yeux.

- Mais tu as quel âge?

- 15 ans

 -Tu en fais moins mais tu es encore une enfant. Qui t'as poussé à fuir ton chez toi, ta famille?

- Ma belle mère

Paul compris immédiatement, c'était une histoire similaire à la sienne sauf que lui c'était un beau-père, il en fut d'autant plus ému qu'il avait laissé derrière lui sa petite sœur et qu'il n'avait plus aucune nouvelle de la petite et espérait qu'elle ne sera pas contrainte à son tour de fuir. Alors, Paul ne pensant plus à sa faim qui lui tenaille les tripes, se relève et tends la main à Nathalie. Elle est un peu étonnée mais accepte la main tendue et se relève. Ensemble ils font demi-tour et retournent s'asseoir sur le banc face au marchand ambulant. Paul ne sait comment cela est arrivé mais il se retrouve avec un sandwich dans les mains alors qu'il n'a rien demandé. Nathalie lui dit j'ai compris ton geste, tu as faim et tu as eu l'idée de me voler, dans sa tête elle pense violer mais n'ose le formuler, et c'est la raison pour laquelle tu m'as attaqué. Paul ne réponds rien, mais il y a un peu de ça. Il ne veut pas l'effaroucher, mais dans sa tête pensait aussi à s'amuser un peu avec elle, mais maintenant il ne le peut pas, cette gamine a l'âge de sa sœurette, et la prendre de force serai comme si c'était sa sœur. Et à quoi bon aggraver son cas, il en a déjà suffisamment. Mais il lui faut en savoir davantage sur cette fille et surtout la mettre en garde sur les dangers de la rue. Avec son minois c'est la porte ouverte à tout y compris la prostitution.  Mais pour l'instant il lui demande 

Ou pensais-tu dormir?

Dans le parc

Certes les nuits sont chaudes mais tu risques gros là-bas, d'être découverte rapidement, je ne pense pas que cela t'intéresse.

Oh non je ne veux pas retourner chez ma marâtre, mais je ne sais que faire.

Si tu me fais confiance, je peux t'aider pour cette nuit, demain on avisera.

Je veux bien

 

Tout en répondant cela, elle a encore peur, elle n'est à l'abri de rien, elle lui fait confiance devant son volt face mais qui lui dit qu'il ne va pas l'emmener dans un piège. Elle se souvient de sa belle-mère qui lui disait que les fugueuses allaient au-devant de risques qu'elles ne connaissaient pas, mais elle ne les nommait jamais et Nathalie pensait qu'elle disait cela pour la dissuader de se sauver. Aujourd'hui elle voit de quoi elle parlait. Du reste elle se demande à cet instant ce qui s'est passé lorsqu'ils ne l'ont pas vu au petit déjeuner voir au déjeuner car pendant les vacances  elle sautait son petit déjeuner, c'était une décision de sa belle-mère si elle ne se réveillait pas assez tôt.

 

Revenons donc au départ de Nathalie de chez son père et sa marâtre, souvenez-vous c'était quatre heure du matin. Deux heures plus tard son père se levait et partait à son travail, chaque matin il allait embrasser ses enfants, Nathalie l'ignorait car il faisait cela d'une manière discrète. Il pousse doucement la porte de la chambre de Nicolas, celui-ci ce matin est réveillé comment cela se fait-il ?

Que se passe-t-il Nicolas ? 

C’est Nathalie, Papa je l’ai entendu pleurer tout le temps cette nuit et j’ai peur, elle était si triste.

Le père se souvient de la dispute entre sa femme et sa fille et de son découragement face à cette énième dispute, mais il est vrai que hier au soir cela a pris un tour inattendu mais il pense que sa femme a pris un peu de libertés devant son incapacité à le faire, mais il ne peut dire cela à son fils.

Ne t’inquiètes pas, je vais aller voir ta sœur et nous allons voir ce que nous pouvons faire pour que tout le monde vive en harmonie.

Si, Nathalie avait été là, elle lui, aurait dit, papa ce ne sont que des paroles, mais Nicolas se rendort, rassuré. Le père se sent un peu désemparé sur le seuil de la chambre de sa fille, doit il entrer ou attendre ce soir. Si elle dort, il ne peut la réveiller mais si elle l’entend  marcher et qu’il ne rentre pas, la distance qui s’est instaurée entre lui et elle va se creuser davantage. Il en est là de ses réflexions lorsqu’il voit sa femme debout dans le couloir, elle semble étonnée de le voir ici. Cette nuit il a couché dans la chambre d’amis, ne pouvant supporter d’être auprès de sa femme, mais quand il la voit il doit avoir un regard différent car elle bat en retraite immédiatement. Sa présence a été comme un électro choc, elle pousse doucement la porte de la chambre de sa fille et entre. Aucun bruit ne se fait entendre à croire se dit-il qu’elle n’est pas là, en disant ses mots il est près du lit et là, stupeur, sa fille n’y est pas.

Un cri strident retentit dans la nuit, Michel, le père de Nathalie hurle, sa fille, sa petite fille, sa seule fille a disparue. Il va de ci de là et ne la trouve nulle part. Avec ce cri perçant, tout le monde est debout, sa femme et son fils. Nicolas a compris de suite, sa sœur a disparue, c’est qu’elle est partie, elle a fugué, c’est ce qu’elle lui expliquait hier quand elle le consolait, mais il n’avait pas compris. Quant à sa belle-mère, elle joue encore à la maitresse et dit d’une voix surnaturelle, elle se moque de toi, elle a du se cacher, es-tu allé dans le pigeonnier, elle se cache souvent là-bas pour me faire enrager. Alors, Michel se tourne vers elle et lui dit :

 Disparais et évite de te montrer désobligeante et aussi idiote, Nathalie nous a quitté, j’ai déjà regardé son sac de cours n’est plus là, ni sa carte de retrait, ni son petit pécule, sa tirelire git cassée au sol et elle a pris tout l’argent qui s’y trouvais. Je peux encore la rattraper, téléphone à la gendarmerie, rends toi utile.

Devant le soufflet, elle ne dit mot et descends téléphoner, pendant ce temps, Nicolas s’habille et supplie son père de l’emmener, il ne veut pas rester avec sa belle-mère. Son père devant le visage du petit garçon se rends à l’évidence que ses enfants sont fort malheureux et il acquiesce à la demande de son fils.

J’attends la réponse de la gendarmerie et tu pars avec moi.

Merci Papa dit le petit garçon bouleversé. Mais ajoute appelle Kevin et demande lui si Nathalie n’est pas chez lui.

Son fils tout juste âgé de  10 ans est plus responsable que lui, il a la présence d’esprit de penser à tous les lieux ou sa sœur aurait pu aller.

Nous attendrons un peu, Kevin dort surement et il y a le bébé nous ne pouvons les réveiller de suite, De plus si elle est chez eux je pense qu’ils nous auraient déjà appelé.

Tout en disant cela il consulte sa messagerie, il n’a rien, il vérifie aussi, si sa fille a pris son portable ce qui est le cas et il l’appelle mais bien entendu c’est sur la messagerie, il laisse un message. Puis il appelle son collaborateur et l’informe sans préciser la raison qu’il ne pourra venir au bureau ce matin et il lui demande de reporter ses rendez-vous.

Il descend et trouve sa femme allongée sur le canapé, elle feint de dormir, mais Michel la secoue et lui demande :

As-tu téléphoné

Oui, ils vont rappeler

Comment ça ils ne t’ont rien demandé de précis, leur as-tu dis qu’elle avait tout juste 15ans et en paraissait tout juste douze.

Je n’ai pas dit grand-chose, juste signalé la fugue de ma belle-fille, et ils ont raccroché après m’avoir dit que leur chef nous rappellerait.

Eh bien, je n’ai pas le temps d’attendre, je file de suite, il passe à quelle heure le premier bus ?

Qu’est-ce que j’en sais, après tout débrouille toi, c’est ta fille, tu me l’as assez dit hier soir.

Justement parlons-en, c’est à cause de toi si elle est partie.

Et sur ces mots il quitte la pièce en compagnie de son plus jeune fils et après avoir parcouru le village dans ses moindres ruelles, il lui faut se rendre à l’évidence sa chère petite fille à bien fugué. Tout en marchant il demande à Nicolas si sa sœur a des amis ou elle aurait pu se cacher, mais Nicolas n’en sait rien. Les voici dans une impasse. Que faire, il ne peut attendre et décide d’aller à la gendarmerie.

Il demande à parler au gendarme en charge de la fugue de sa fille et là qu’elle n’est pas sa stupéfaction d’apprendre que sa femme n’a fait aucun signalements pour sa fille, cela fait déjà deux heures qu’il a découvert sa disparition et ne dit-on pas que c’est dans les premières heures que tout se joue. Le temps que l’on mette en relation avec un inspecteur, il appelle sa femme et dans un cri de rage lui dit :

Tu viens immédiatement  à la gendarmerie sinon je t’envoie deux gendarmes et je t’accuse de mauvais traitements sur ma fille et de non-assistance à personne en danger et sur ce-il raccroche.

Mélodie est abasourdie et ne sait que dire, elle prend son sac et

 

 

 

Par Evajoe - Publié dans : Une bafouille - Communauté : La Bille ou l'encrier
Un petit mot de votre coeur - Voir les 12 Mots de vos coeurs
Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 00:15

 

Et la voilà dans ce bus qui va l'emmener à la gare la plus proche, de là elle prendra un train pour la capitale. Comme le temps est long ce matin il est à peine 5heure, peu de gens dans le bus, quelques travailleurs hommes et femmes encore ensommeillés et aussi Madame Blanc, elle par contre la tient en soucis, c'est une voisine de son oncle et si elle parlait.

Elle risque fort de s'étonner, aussi Nathalie prend les devants et lui raconte sa petite histoire, elle va rejoindre son frère  sur Lyon, sa belle-sœur a besoin d'elle. De cette manière elle n'ira rien raconter avant un ou deux jours, sinon elle aurait pu le dire dès ce soir. En effet Madame Blanc lui avoue avoir été fort étonné en la voyant si tôt dans le bus. Enfin tu me rassures ma petite, je préfère te savoir chez ton frère aîné qu'ici, mais Nicolas ne t'a pas accompagné; ma belle-sœur c'est cassée la jambe et Nicolas n'aurai été d'aucun secours s'entend elle lui répondre. Pourvu qu'elle ne soit pas trop curieuse car Nathalie ne sait plus comment elle va pouvoir se sortir de cette histoire.

Mais Madame Blanc le devient et Nathalie brode une histoire rocambolesque, de cette manière se dit elle, elle n'ira pas avant une semaine demandée des nouvelles chez son oncle. De plus ce dernier ne vient plus chez eux depuis la mort de sa sœur. Il va à l'école chercher Nicolas et Nathalie en sortant du collège vient seule chez lui. De plus c'est les vacances et son frère doit partir en colonie, donc son oncle n'ira pas chez son beau-frère avant une semaine. Bien sur son père ira le voir mais si Madame Blanc n'est pas au courant de suite. Elle aura le temps de disparaître en se noyant dans une population.

Elle ne part pas à l'aveuglette, elle a tout préparé, son amie Marine qui passait  chaque année les vacances avec elle  à Pornic habite sur Paris et dans un premier temps elle logera chez elle. Elle a une grande maison et ses parents n'étant jamais là, elle pourra rester deux à trois jours, le temps de chercher un autre point de chute, mais pour l'instant il faut que ce bus se dépêche si elle veut atteindre Paris avant midi et surtout ne pas rater son train. Mais rien ne s’était passé comme prévu Marine n’était pas à l’arrivée de son TGV. Elle l’avait attendue près d’une heure, il n’était pas loin de 14heures quand elle avait quitté la gare pour s’enfoncer dans un monde inconnu.

Avec en poche 200  en espèces plus sa carte de retrait, elle avait en tout 500 €, sachant que personne n’alimenterait sa carte, bientôt elle n’aura plus rien. Mais elle le savait dès le départ bien que Marine aurai pu la dépanner. Pourquoi elle n’était pas au rendez-vous, de plus son portable était fermé, donc impossible de comprendre.

Sur son plan de Paris, elle a vu les Halles et connaissant de nom elle se dirige de ce côté, voilà une bouche de métro, elle descend et prends sa rame. Elle passe inaperçue il y a tant de gens qu’elle peut passer pour une touriste. Du reste elle voit un groupe et dans un premier temps elle les suit. Le groupe descends au Châtelet-les Halles, elle leur emboîte le pas, puis absorbé par le va et viens incessant de la rue, elle les perd de vue et ne s’en rends pas compte de suite. La voici seule dans une ville fort peuplée mais elle ne sait même pas ou elle est. Demander son chemin, elle se voit pas le faire. Il faut qu’elle quitte ce quartier et qu’elle se perde dans cette immensité. Disparaître c’est tout ce qui lui reste à faire…..

Après avoir repris le métro, être allé de ci de là, pris la porte d’Auteuil, celle de Saint Cloud pour revenir sur la porte d’Orléans, la voici porte de Vincennes, elle pense au zoo qu’elle est allée voir avec son père et sa marâtre il y a quelques années, elle va aller là-bas. Elle connaît un parc, elle essayera de se cacher dans les buissons, elle pourra dormir, c’est à la fois loin et tout prêt de la ville. Mais elle n’a rien dans le ventre depuis hier au soir, il lui faut acheter quelques choses ou entamer ses réserves, quelques barres de chocolat, du lait concentré, deux petites bouteilles d’eau, des morceaux de sucre et des raisins qu’elle a chapardé en partant dans le placard de la cuisine. C’est peu mais elle verra par la suite. Tout à l’heure elle est passée devant un marchand ambulant, elle fait demi-tour et prends un sandwich, une autre bouteille d’eau et un sachet de popcorn. En sortant son billet de 50€ elle sent un regard, mais pense se tromper. Ne pas montrer qu’elle a peur, elle va s’asseoir face au marchand et elle avisera. S’il n’y a personne elle se rendra au parc, sinon elle ne sait pas ce qu’elle fera.

Elle mange doucement, mastique morceau par morceau et voit un jeune garçon qui l’observe, il doit avoir un a deux ans de plus qu’elle, enfin, elle ne sait pas…Le voilà qui vient vers elle et s’assoit sur le même banc que Nathalie.

Vous avez fait une fugue, Mademoiselle ?

 Nath ne sait que lui répondre, car elle ne sait pas ce qu’il lui veut, mais elle doit avoir ça sur le visage pour qu’il puisse lui le dire aussi vite.

Pourquoi vous me dîtes cela ?

Parce que je le sais

Qui êtes-vous ? Et que me voulez-vous ?

Vous aidez

Cela semble suspect à Nathalie, ce garçon, cet homme car maintenant qu’il est plus prêt d’elle, elle voit bien qu’il est plus vieux, bien qu’assez jeune, mais il doit être majeur. Que faire, sa fugue commence mal, d’abord Marine qui lui a fait faux bond, puis maintenant ce type qui est là. Ces intentions sont peut-être louable mais rien ni personne ne peut l’aider. Soit elle lui fait confiance, soit elle prend ses jambes à son cou.

Pendant ce temps Paul, oui c’est son prénom, l’observe à la dérobée sous ses longs cils bruns, il ne veut pas la brusquer mais cette fille lui plait. Il ne sait rien d’elle mais elle a de beaux vêtements et un air hagard, elle a dû fuguer. Soit il la laisse filer, soit il joue avec elle et la dernière idée lui plait énormément. De plus elle a sortis tout à l’heure un beau billet de 50 € et il a vu qu’elle en avait d’autres. Lui cela fait quatre jours qu’il n’a pas mangé un bon repas, et la faim lui tiraille l’estomac.

Au moment où il va lui demander une dizaine d’€uro, la voilà qui se lève et se met à courir. Le temps que Paul comprenne elle est déjà à plus de cent mètres. Il connaît le coin, il va la prendre à revers et de gré ou de force elle lui filera de l’argent, après il verra ce qu’il fera.

 

 

Par Evajoe - Publié dans : Une bafouille - Communauté : La Bille ou l'encrier
Un petit mot de votre coeur - Voir les 13 Mots de vos coeurs
Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 00:24

 


 

Doucement elle referme la porte, il est encore tôt à peine 4 heures et déjà les étoiles palissent et la lune va encore se coucher, elle s'en va, elle quitte la maison de son enfance. Elle ne sait encore ou elle va, mais son pas se fera plus rapide dès qu'elle aura quitté le village ou elle a passé ses dix dernières années. Aujourd'hui elle va tourner une page, partir et ne jamais revenir, elle en a fait la promesse sur la tombe de sa mère pas plus tard qu'hier.

Pour l'instant il lui faut chasser ses idées sombres, si sa mère avait été de ce monde rien ne se serai passé, mais elle ne peut refaire la vie, c'est ainsi. Il ne faut pas qu'on la retrouve, elle doit mettre des kilomètres entre sa marâtre c'est bien ainsi qu'elle doit la nommer, cette femme qui faisait mielleuse au début du mariage de son père et puis les années passant, cinq elle s'en souvient comme si c'était hier. Cinq ans déjà!  Elle est devenue sa chose, pas une adolescente de 15ans, non sa chose. 

Pas un objet mais une chose dont on profite quand ça arrange ou que l'on déplace, voir que l'on jette lorsque ça gêne. Son père restait de marbre quand elle ramassait une claque, lui qui n'avait jamais levé la main sur elle, et là il assistait impuissant ou gêné aux méchancetés de cette belle mère. Il allait même s'enfermer dans sa chambre quand elle la suppliait d'arrêter, alors hier au  soir la coupe avait été pleine, elle s'en était prise une fois de plus à elle, et l'avait traîné par les cheveux dans la salle de bain, car Madame sortait et elle ne pouvait aller se pomponner car elle occupait la place. La salle de bain c'était son refuge, un lieu calme ou personne ne la dérangeait. Mais il fallait l'évacuer rapidement quand sa marâtre la voulait. Et ce soir elle n'était pas allé assez vite et voilà les claques étaient tombés et comme elle s'était accrochée au lavabo, elle lui avait filé une baffe et un coup de poing, sous la violence du choc elle était tombé et elle avait continué à coup de pieds, puis une idée folle avait dû lui surgir dans la tête , elle lui avait empoigné ses beaux cheveux ondulés, un souvenir de sa mère que l'autre détestait, et elle l'avait traîné sur le sol jusqu'aux escaliers, là son père était intervenu, c'était le première fois, il lui avait dit Jeanne arrête, nous ne sommes pas en retard et ma fille n'a rien fait de mal. Grâce à son intervention Nath avait pu s'échapper et s'enfermer dans sa chambre. Là, elle avait pris son petit frère dans ses bras et l'avait consolé, car son père et sa belle-mère s'étaient disputés plus d'une heure.

Tout en marchant elle avait des regrets, Nicolas n'était pas avec elle, certes elle avait songé à l'emmener avec elle, mais seule, elle se débrouillerait mieux, Nicolas l'aurai retardé, puis sa belle-mère ne s'en occupait pas, il n'y avait pas de rivalité entre eux deux, c'était surtout aux femmes qu'elle en voulait. Nath était le portrait vivant de sa maman, l'ancienne copine à la marâtre, et de la voir sous ses yeux, Nath c'est toujours demandé pourquoi elle pouvait la haïr à ce point. Elles étaient deux grandes amies et sur son lit avant de s'en aller pour toujours, elle lui avait fait promettre de s'occuper de ses enfants. L'autre avait promis et moins de six mois après elle épousait son père, soi-disant pour être plus près des petits chérubins comme elle disait.

Nathalie était plongé dans ses réflexions mais le jour allait bientôt pointer son nez, et elle était arrivé à l'arrêt de bus, son sac sur le dos, elle avait souvent fait le trajet et le chauffeur de bus l'avait souvent vu, donc il ne se poserait pas de questions, mais aujourd'hui elle n'irait pas chez sa grand-mère, elle irait sur Paris, c'était une grande ville, elle se noierait dans la foule et....

Par Evajoe - Publié dans : Une bafouille - Communauté : La Bille ou l'encrier
Un petit mot de votre coeur - Voir les 16 Mots de vos coeurs
Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 18:16

Allongé sur ce lit de fortune

Tu revois ce visage de nacre

Songeant encore à un simulacre

Plongeant dans la mer telle Neptune.

 

Lorsque meurent les sommeils tu émerges

Tu revois son corps sous ton regard gourmand

Et ses doux frissons sous tes effleurements

Lorsque tous deux étiez allongés vers la berge.

 

Caressant le velours de sa peau comme une voile

Hissée sur votre bateau d'amour

L'aube se lève en voyant mourir les étoiles.

 

Dans  le ciel azur du matin tu as pâle figure

Il en sera ainsi tout au long du jour

Pour le soir reprendre de l'envergure.

 

 

 

 

Je reviens, merci pour votre inquiétude, c'est juste que j'ai plus d'occupation.....

 




 


 


 

 

 

 

 

Par Evajoe - Publié dans : sensualité - Communauté : La Bille ou l'encrier
Un petit mot de votre coeur - Voir les 18 Mots de vos coeurs
Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 17:18

 

 

La neige traverse le ciel en tourbillonnant

L'on dirait des morceaux de papier

S'étalant dans les champs et les prés

Les  arbres en sont tout frissonnants.

 

C'est la mélodie du silence

Quand dansent les flocons blancs

Les buses jouent un ballet lent

Et se font des confidences.

 

Les beaux  cristaux scintillent au soleil

La campagne a son nouveau manteau

Et ces joyaux sont une pure merveille.

 

 

Mais la mousse blanche avale les végétaux

Ainsi que les bourgeons pointant leur nez

Sur les fruits l’hiver  a mis son véto.

 

Par Evajoe - Publié dans : nature - Communauté : Île des Poètes Immortelles
Un petit mot de votre coeur - Voir les 22 Mots de vos coeurs

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Et, si je vous disais

Vraiment riche est celui qui porte en son âme plus de rêves que la réalité n'en peut détruire (Hans Kru

 

 

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